Interview Dizzee Rascal

Publié le par Orbeat

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Chez Dizzee Rascal même le blaze est réussi. Toujours inspiré, le sale gosse de Londres revient à 24 ans avec un album qu’il a voulu plus dancefloor, plus fun, histoire de faire la nique à l’ambiance pourrie de 2009. Mettant pour un temps de côté le style « grime » (ndlr. raclure) dont il assure pourtant la paternité, Dizzee relaye sa vibe made in London. Il s’en défend presque, mais Dizzee est bien un pur produit du style Londonnien, brassé dans de la bière de pub, imbibé d’electro, saoulé de rock, à la sauce hip hop. Good news Bobby, Dizzee’s talking.

 

Orbeat : Peux-tu nous faire ta présentation en quelques mots ?

Dizzee Rascal : Mon nom est Dizzee Rascal de London City, Angleterre, artiste, producteur, ce que tu veux mon pote.

 

Or : Tu es passé récemment à Paris, comment te sens-tu dans cette ville ?

DZ : Je viens à Paris depuis longtemps. Paris et Londres sont deux villes assez proches, avec beaucoup de culture, d’Histoire, plein de choses assez similaires.

 

Or : Y ressens-tu une énergie hip hop, dans les rues, l’environnement ?

DZ : Il y a du hip hop partout, mais j’avoue ne pas bien connaître le hip hop français, même si je sais que la France est la deuxième base du hip hop dans le monde.

 

Or : La musique est souvent une question de géographie, quelle est la part de Londres dans ta musique ?

DZ : Il y a beaucoup de Londres dans ma musique, mais mon style est influencé au-delà,  de par le monde, quand je voyage ça influence ma musique.

 

Or : Londres n’a pas un effet particulier ?

DZ : C’est une ville qui mélange déjà plein d’influences, et comme j’ai beaucoup voyagé…

 

Or : Dj Premier nous confiait que le plus important dans le rap était selon lui la voix du mc, quelle est ton opinion ?

DZ : (Il réfléchit en silence) Je ne sais pas mec, c’est dur de répondre à cette question.  C'est vrai que le beat est important pour créer la dynamique. Personne ne t’écoute vraiment à cappella. Alors peut-être le beat.  C'est sûrement le beat… Avec un mauvais beat en tout cas ça ne marche pas.

 

Or : Parle-nous de ton dernier album « Tongue N' Cheek » sorti en fin d’année 2009 ?

DZ : Je voulais faire un album « uptempo ». Un album pour faire la fête, pour aller contre cette morosité ambiante, de récession, de violence, tous ces trucs. Cette fois-ci je voulais quelque chose de plus joyeux que ce que j’avais pu faire auparavant. Je voulais qu’en l’écoutant, le public soit dans une bonne ambiance. J’avais envie de montrer mon côté fun, c’est un truc que je n’avais pas encore trop eu l’occasion de faire.

 

Or : Il y a pas mal de featuring dans ton album. Reste-t-il quelqu’un avec qui tu aimerais travailler ?

DZ : (Avec envie) J’aimerais bosser avec Prodigy. Ca serait bon, c’est clair. Pas le Prodigy de Mobb Deep, le producteur.

 

Or : En général les thèmes de tes chansons sont assez graves… Quels sont tes thèmes favoris ?

DZ : (A contre-pied, sans hésiter et avec le sourire) Le sexe. C‘est ce qu’il y a de plus simple à rapper. C’est clair. Le sexe et l’argent. C’est simplement ce qui me vient le plus naturellement (Il claque des doigts).

 

Or : Pour conclure de manière encore plus légère, qui soutiens-tu dans le championnat anglais ? 

DZ : Je ne suis pas un fanatique de foot. Je suis football, mais plus sur la console.

 

Or : Avec quelle équipe tu joues alors ?

DZ : (Avec un air déterminé) Barcelone.

 

Or : Pas d’Arsenal ?

DZ : Si ça m’arrive. Parfois Arsenal, parfois Manchester United, ou Chelsea…

 

Law-Ik

Michaël Ben Zakoun

avec Urbantribune.fr

Publié dans Interviews

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Commenter cet article

Fab 09/02/2010 19:19


Ca fait plaisir de le revoir (j'ai toujours cru que c'était un OG, parce que je l'ai toujours entendu, mais le mec a quand même commencé jeune...) La scène londonienne... One Love !!