Grandmaster Flash, Bronx Globe-Trotter

Publié le par Orbeat

Placé sous le signe de l’universalité du hip-hop, le dernier album de Môssieur Grandmaster Flash s’appelle « The Brigde ». Orbeat s’est payé le luxe d’une brève rencontre avec le pionnier !

Orbeat : Vous avez déclaré que « The Bridge » témoigne de ce que vous avez vu et entendu du hip-hop à travers le monde. Quel pays vous a le plus impressionné ?
Grandmaster Flash : Ils m’ont tous impressionné à vrai dire, j’ai vraiment appris quelque chose de nouveau dans chaque pays où je suis passé. Que ce soit l’Espagne, la France, l’Allemagne, l’Angleterre, le Japon…

Orbeat : « The Bridge » offre aussi un aperçu du hip-hop africain, avec la prestation du rappeur sénégalais Abass sur le très international “We speak hip hop”…
G.F : Il est probablement le petit plus de mon album… Il est différent des autres MC’s. Très calme, avec un message vraiment sérieux. Son timing est différent également. En fait son passage est mon favori sur ce track (sourire), j’aime beaucoup son flow et sa façon de rentrer dans le morceau.

Orbeat : Et que pensez-vous de la scène française ?
G.F :
Voilà ce que j’en sais : les français ont un bon délire, ce que vous faites est cool, mais vous donnez l’impression de soutenir vos artistes avant tout. C’est difficile pour quelqu’un comme moi de passer à la radio par exemple…

Orbeat : Y-a-t-il un message derrière le morceau “Those Chix” avec Byata, Princess Superstar et Hedonis Da Amazon ?
G.F : Comme dans tout ce que j’écris. Mais là c’était plus une question de feeeling. Au moment de boucler l’instru, le choix d’inviter ces trois rappeuses s’est imposé de lui-même. Comme si la musique que j’avais composée appelait ces trois femmes. Trois façons de rapper, avec l’air de dire « Hey, nous pouvons aussi balancer comme les mecs, voilà ce que ça donne… ». C’est un morceau festif, limite pop, un peu ego trip. Et je crois que ça rend bien (sourire).

Propos recueillis par Thomas Fédérici

Publié dans Interviews

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