Franche Connection avec Black Marché

Publié le par Orbeat

black march+®Le premier opus du tandem marseillais Black Marché, intitulé « French Connection » et signé chez Streetskillz est dans les bacs. Chronique de French Connection, long-métrage rapologique, où se croisent petite délinquance et pègre crapuleuse.

 

Si le premier opus de Black Marché, qui regroupe les deux mc's Dur de Tête et Khalif, est loin d'être un classique du genre, il a le mérite d'être franc. Le ton est rocailleux (certains diront racailleux, mais bon...), et l'influence est cinématographique. Clin d'oeil aux plus jeunes qui luttent dans l'arène de béton, le titre « HLM Gladiator » est très certainement celui qui exprime le mieux l'état d'esprit du duo phocéen. Le duo reflète une génération marquée par les films de gangsters comme Scarface ou Donnie Brasco. Et ça se ressent. Déjà dans le thème global de l'album, l'univers sombre du trafic de coke et d'héroïne, de la pègre, du tristement célèbre Milieu, est omniprésent. De ce côté obscur de Marseille Black Marché en parle plutôt bien, dans « Transac » ou « Grosse caisse, gros voyou ». Des titres qui rappellent le « Monnaie » d'Alonzo et TLF, auquel Black Marché avait d'ailleurs participé. Dans un passage "documentaire" de l'album, une voix relate les grandes heures de la French Connection, et aurait pû faire son petit effet... Sauf qu'il y a un an, Sat de la FF est déjà passé par là, dans l'intro de son morceau « Marseille City ». Dommage. Les deux perles de l'album résident en fait dans deux morceaux qui n'ont quasiment rien à voir avec le gangstérisme. « La terre a le blues », qui comporte un invité prestigieux en la personne du black mafioso Oxmo Puccino, et « Le Divorce », qui relate la lente agonie d'un couple, sous les yeux de leur enfant (qui n'est autre que le protégé de Kery Jame, Béné). Pas d'énormes déceptions sur cette opus brut de décoffrage, mis en avant par des instrus de Sadik Asken ou Spike Miller, hormis peut-être le "single" « Bienvenue à Marseille », ou Soprano pose le refrain. Un énième morceau à la gloire de la cité phocéenne, à croire que tous les rappeurs marseillais qui sortent un disque  se sentent obligés de faire une chanson sur leur ville. Et d'apparaître en écharpe ou survêt de l'OM dans le clip de celle-ci... Quoique, à l'époque, beaucoup voyaient des liens entre le football et la French Connection...

 

Lionel Modrzyk, correspondant Orbeat à Marseille

 

French Connection, Black Marché

Label Streetskillz

Dans les bacs

Publié dans Chroniques

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MarsCity 18/12/2009 16:33


Black Marché, c'est du son pour les vrais, pour les mecs des blocks...