Live : The Game ouvre le feu au Bataclan

Publié le par Orbeat

The-game.jpgLe Bataclan a cette particularité de donner à ses visiteurs le sentiment de plonger dans une arène. Et comment ne pas insister sur cette comparaison lorsque The Game en est le principal gladiateur ?

Curieusement, le bad boy arrive sur scène sans flingues ni Cadillac et sans la moindre “bitch” attaché à une laisse. Au contraire, malgré la capuche sur la tête, le rappeur déféré de Comptown donnerait presque le sentiment d’un gosse un peu timoré. Que dis-je ? L’impression ne dure que quelques secondes. Rapidement, le ton et l’attitude se durcissent, se gangstérisent et même s’alcoolisent. Notamment, il ingurgite “cul-sec”, toute une bouteille d’une “hard liquor” dont on ne peut qu’imaginer les effets dangereusement euphorisants. Un geste qui aurait plongé n’importe qui dans un coma éthylique des plus profonds. Pourtant Game continue son show, comme si de rien n’était, grappillant chaque centimètre carré de la scène sans le moindre étourdissement. A ses côtés, et tout au long du spectacle, le “real gangsta” profite de l’appui de ses hommes de confiance, ceux qui composent son écurie désormais célèbre du Black Wall Street. Et tandis que chaque track se change en véritables rounds, il profite d’un interlude pour témoigner “son respect” à son meilleur-ennemi Fifty, le gratifiant bien sûr d’un « fuck the G-Unit ». Le public lui est aux aboies. Sur invitation du boss, il montera d’ailleurs en masse sur la scène. Impossible de résister à l’appel des vibes, toutes d’inspiration guerrière, émanent de tueries sonores comme “The Game Dope Boys”, de “Looking At You”, de “Westside Story” et bien sûr de “Lets Ride”. Un show des plus réussit, calibré et ultra musclé, que seule une grosse fusillade aurait peut-être pu gâcher. Même pas sûr.

Augustin Legrand
Photo : A.L

Publié dans Concerts

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